Récit du Père André Dapzol

La lettre que nous publions, écrite en plein “front” d’Alsace et sous la mitraille, très peu de temps après le drame, est rédigée par l’aumônier, le Père André Dapzol. Elle est adressée à M. l’abbé Métral, curé d’Annecy-le-Vieux, afin qu’il annonce à Madame de Guigné la terrible nouvelle. Le style est celui de l’époque. Cependant, ce texte, dans sa simplicité poignante, demeure d’une grande beauté et évoque des valeurs qui ne sauraient vieillir.

Notice biographique – Jacques de Guigné (1883-1915)

Jacques de Guigné a laissé le souvenir « d’un homme d’une rare noblesse de sentiments, et aussi généreux que véritablement humble ». Il formera « avec Antoinette de Charette, sa jeune épouse, et pendant les trop courtes années où ils vivront ensemble, le plus radieux des couples, unis par un amour d’une rare qualité, avec une note assez nouvelle pour l’époque de spontanéité et de fraîcheur ». (Renée de Tryon-Montalembert – Anne de Guigné : enfance et sainteté, Éd. Saint-Paul, 1989).