Centenaire des apparitions de Fatima

Centenaire des apparitions de Fatima

2017 est l’année du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima. Elles eurent lieu tous les 13 du mois, de mai à octobre 1917. Plusieurs auteurs ont remarqué des consonances inexplicables entre la dévotion mariale d’Anne de Guigné et le message donnée par Marie au monde : la prière et le sacrifice pour la conversion des pécheurs et la consolation du Sacré-Cœur de Jésus ainsi que la dévotion à son Cœur Immaculé.

Marie-Dominique Poinsenet écrit dans une de ses biographies d’Anne de Guigné1 :

« L’amour de cette petite fille pour la très sainte Vierge a la fraîcheur et la limpidité d’une source qui jaillit au sommet d’une montagne, mais il rend aussi un son d’une teneur théologique remarquable.

Anne avait parfaitement compris que Notre-Dame est bien pour nous “la médiatrice auprès du Médiateur”. Par elle, l’enfant voulait faire passer tous ses actes, comme elle savait recevoir par elle toutes les grâces de Dieu.

Sur un simple morceau de papier, elle avait écrit ces mots : “Je donne tous mes sacrifices à Marie, pour qu’au Ciel elle les donne à Jésus”. Et sur son carnet : “Avant de faire une chose, il faut invoquer toujours et prier la sainte Vierge”. “Il faut toujours, quand le petit Jésus vient dans mon cœur, dire à la sainte Vierge de le garder.”

Centenaire Fatima

Indubitablement, Notre-Dame, comme par la main, la guidait sur le chemin de l’amour, instruisant en secret son cœur. Mais tout se passe ici dans le silence d’une intimité extrêmement simple, et dont nous pressentons seulement la profondeur.

N’est-il pas tout à fait remarquable que cette petite fille – qui a six ans en 1917 – parle, en certaines circonstances, et vit surtout, comme si elle se fût trouvée avec les petits voyants de Fatima, à qui la Vierge donnait ses maternelles leçons ?

Qui donc a révélé à la petite Anne la valeur du Rosaire ? Qui lui a parlé de ces premiers samedis de chaque mois où Notre-Dame désire être spécialement honorée ? Où donc a-t-elle puisé cet amour extraordinaire du sacrifice, et ce sens aigu du péché, si ce n’est – comme Lucie, François et Jacinthe – à l’école de la très sainte Vierge ?

Centenaire Fatima

Pastoureaux de Fatima

Les trois pastoureaux en 1917

Un tout petit fait, à ce sujet, semble révélateur. Anne avait dessiné une crucifixion aux silhouettes naïves, et, selon son habitude, elle avait insisté encore, par quelques mots ajoutés au dessin, sur l’idée essentielle qu’elle voulait exprimer. Ces mots étaient empruntés, cette fois, au Stabat Mater :

“Debout, au pied de la Croix, sur laquelle son Fils était cloué, Marie pleurait… Donnez-moi la grâce de pleurer avec vous.”

Quelqu’un lui demanda pourquoi elle voulait pleurer avec la sainte Vierge. Très simplement, elle répondit, comme une chose parfaitement normale : “Parce que Jésus n’est pas assez aimé”.

Pour qu’il le fût davantage, Anne ne se lassait pas – comme les enfants de Fatima – de réciter des Ave. Toute petite, elle avait expérimenté la joie de dire son rosaire, chose tout à fait surprenante, car les petits, généralement se lassent très vite de la récitation du chapelet. […]

Les premiers samedis du mois étaient pour Anne, un jour de joie particulière. “C’est notre jour”, disait-elle volontiers à Mlle Basset. Et, tout au long de la journée, on la voyait plus que jamais attentive à faire toute chose plus parfaitement encore, désireuse de réparer par ses multiples petits sacrifices les fautes commises envers le Cœur Immaculé.

“D’elle seule, – a-t-on souligné – venait l’initiative de ce culte plus délicat.” »

En cette année du centenaire de Fatima, que la dévotion au Cœur Immaculé de Marie se répande de plus en plus dans le monde et que se réalise la promesse énoncée par la sainte Vierge aux trois pastoureaux, le 13 juillet 1917 : « et il sera donné au monde un certain temps de paix ».

1 Marie-Dominique Poinsenet, Sous la motion de l’Esprit : Anne de Guigné. Pages 90 à 93.

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