2015 Centenaire du décès du Capitaine de Guigné

jacques-de-guigne-1883-1915Le 22 juillet 1915, le Capitaine Jacques de Guigné tombait au champ d’honneur à la tête de ses chasseurs de la 1re compagnie du 114e BCA, lors de l’attaque du Barrenkopf, à proximité de la Crête du Linge en Alsace. Cette mort brutale plongeait dans le deuil son épouse Antoinette et leurs quatre enfants. La veille de l’attaque, l’officier, mû par le pressentiment de sa mort prochaine, avait jeté à la hâte sur une carte militaire un mot d’affection pour les siens : « Je bénis Anne, Jacques, Magdeleine et Marie-Antoinette. » Son sacrifice allait être à l’origine de la “conversion” de son ainée, Anne, alors âgée de quatre ans et trois mois.

Dans les articles ci-dessous, nous voudrions honorer la mémoire de ce grand chrétien et évoquer la “conversion” de sa fille ainée, point de départ de son ascension spirituelle vers les sommets.

Site sur les combats de 1915 en Haute Alsace : Mémorial du Linge.

Récit du Père André Dapzol

La lettre que nous publions, écrite en plein “front” d’Alsace et sous la mitraille, très peu de temps après le drame, est rédigée par l’aumônier, le Père André Dapzol. Elle est adressée à M. l’abbé Métral, curé d’Annecy-le-Vieux, afin qu’il annonce à Madame de Guigné la terrible nouvelle. Le style est celui de l’époque. Cependant, ce texte, dans sa simplicité poignante, demeure d’une grande beauté et évoque des valeurs qui ne sauraient vieillir.

Notice biographique – Jacques de Guigné (1883-1915)

Jacques de Guigné a laissé le souvenir « d’un homme d’une rare noblesse de sentiments, et aussi généreux que véritablement humble ». Il formera « avec Antoinette de Charette, sa jeune épouse, et pendant les trop courtes années où ils vivront ensemble, le plus radieux des couples, unis par un amour d’une rare qualité, avec une note assez nouvelle pour l’époque de spontanéité et de fraîcheur ». (Renée de Tryon-Montalembert – Anne de Guigné : enfance et sainteté, Éd. Saint-Paul, 1989).