Lettre d’information n°20

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Éditorial

Chers amis,

Fin décembre de l’année passée, nous vous informions du report du Colloque des familles. Nous sommes heureux de vous confirmer qu’il se tiendra bien le samedi 15 octobre 2022 à partir de 14 h dans les locaux du groupe scolaire Saint-Jean-de-Passy à Paris.

Pour la bonne organisation de cette journée, nous vous prions de bien vouloir vous inscrire en ligne à cette manifestation.

En espérant que vous serez nombreux à assister à ce colloque, nous vous redisons notre gratitude pour votre soutien à la cause de béatification d’Anne de Guigné.

Sabine de Beaugrenier

Présidente de l’Association des Amis d’Anne de Guigné


Informations détaillées et inscription
 
 

Le chemin d’enfance spirituelle 3/3

Nous achevons la publication de l’article du Père Bernard-Marie Chevignard, o.p.


Lire la première partie

Lire la seconde partie
 

La maturité chrétienne

Tout ce que nous venons de dire a fait comprendre, nous l’espérons, combien l’enfance évangélique est à l’opposé de toutes les mièvreries qui si souvent l’ont défigurée.

Nous serons brefs. Nous citerons ici ces paroles de Guardini : « Combien on a abusé de cette parole ! (si vous ne devenez comme des petits enfants). Comme on lui a donné une saveur de sentimentalité, d’enfantillage, de sensualité même ! Comme des êtres humainement et religieusement inférieurs s’y sont accrochés ! Comme on a trouvé en elle la justification de sa faiblesse et de son besoin excessif de tendresse ! Comme l’incapacité de supporter l’homme debout et de fréquenter des êtres majeurs s’est référée à elle ! »1.

Toutes ces expressions – si graves et si rudes pourtant – nous paraissent inattaquables. C’est une profonde misère de voir les ravages causés dans tous les domaines : éducation, direction, liturgie, art, par cette caricature malsaine de l’enfance spirituelle. Si nous cherchons la cause de cette déviation si redoutable, nous la trouverons, semble-t-il, dans la perte du sens du réalisme. Peu à peu la vie dite religieuse est sortie de la vraie vie et de ses conditions réelles. Elle est partie alors dans l’artificiel, le sentimental et l’enfantillage. Par contre, il nous a semblé que chaque fois qu’un chrétien assumait courageusement la vie telle qu’elle est, il était sauvé de cet écueil si redoutable de l’infantilisme religieux. Le vrai remède à cet enfantillage si néfaste, c’est de regarder la vie en face et de l’assumer courageusement.

Mais cela dit, si nous envisageons l’enfance évangélique dans sa vraie lumière, on ne peut que souscrire encore à ce jugement de Guardini pour qui elle est « l’état de maturité chrétienne »2. Elle est tout à la fois au commencement et à la fin ; elle est la porte par laquelle on entre, mais elle est aussi un fruit qu’on ne cueille qu’au terme. Seuls les saints sont les parfaits enfants évangéliques. Ils ne sont pas des surhommes. Ils sont faibles et désarmés. Ce sont des enfants qui n’ont pas de façade. La grâce du Christ est leur seule richesse. Ils ont retrouvé leur vraie nature d’enfants de Dieu. Pour eux, vraiment le oui est le oui et le non est le non. Il n’y a pas de mensonge en eux, au moins conscient et volontaire. Ils sont singulièrement indépendants du monde, libres, et ne sont à la remorque de personne. Et pourtant, ils sont humbles et doux, pauvres et purs. Ils sont du Royaume de Jésus. Qui a fait cette merveille ? La grâce du Christ à laquelle ils se sont confiés et dans laquelle ils se sont perdus.

Nous saisissons maintenant le vrai ressort de la force chrétienne et de la sainteté, ce qui met une si profonde différence entre le héros et le saint. Le saint n’a pas de force de lui : toute sa force est en Dieu. Ce n’est qu’un enfant. Sans aucun paradoxe, c’est lorsqu’il est accablé, faible, malade, abandonné, c’est à ce moment qu’il est le plus près de Dieu et qu’il se jette le plus éperdument en Lui. Relisez lentement l’extraordinaire passage de la deuxième épître de saint Paul aux Corinthiens (ch. 12, versets 5 à 14). « Je me glorifierai de ma faiblesse... Alors la force du Christ habite en moi... Ma grâce te suffit. » C’est dans l’expérience toujours désolante de sa faiblesse que l’âme prend conscience qu’elle n’a pas de force à elle mais que la force du Christ habite en elle. Alors elle est vraiment l’enfant évangélique. Toute sa force, c’est de s’appuyer sur Dieu. Et Dieu ne lui manque pas. C’est vraiment l’état de maturité chrétienne.

Voilà ta Mère

Parler d’enfant, c’est évoquer une mère. Nous n’avons pas cessé au long de ces lignes de penser à Marie, la Mère du Christ. Ne fut-elle pas tout d’abord la parfaite enfant évangélique ? Relisons son Cantique du Magnificat ; c’est le cantique de l’enfant pauvre, humble et douce, mais intrépide dans sa foi. N’est- elle pas aussi spécialement notre Mère dans ce chemin de l’enfance évangélique ? Nous avons de bonnes raisons de penser que le Seigneur lui a spécialement confié dans l’homme la part de l’enfant, celle du silence et celle de la souffrance. Les âmes mariales sont en général enfants. Et dans la Vierge Marie ce chemin de l’enfance évangélique paraît encore plus simple. N’est-ce pas celui qu’a suivi Jésus Enfant qui n’a pas rougi de s’abandonner aux mains de sa Mère ?

fr. Bernard-Marie Chevignard, des Frères Prêcheurs

 

1  Guardini : Le Seigneur, tome I, p. 203.

2  ibidem, p. 207.

 

Nos amis d’Ukraine

Les enfants du groupe scolaire de Tysmenytsia fête l’anniversaire de la naissance d’Anne le 25 avril. Notre ami Bogdan Nagornyak (à droite sur la photo) nous envoie quelques souvenirs de cette journée et sollicite nos prières pour demander la fin de la guerre en Ukraine.

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