Lettre d’information n°24

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Éditorial

Chers amis d’Anne de Guigné,

Après le succès du colloque commémorant le centenaire de la mort d’Anne, assuré par des intervenants de grande qualité, nous avons vécu une année 2023 riche en événements et en nouveautés.

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La réédition mi-janvier 2024 par Téqui des Documents authentiques est une très bonne nouvelle, tant ce livre qui était épuisé présente un grand intérêt pour découvrir ou redécouvrir la sainte vie de notre chère petite Vénérable. D’autre part l’abondance des articles dans la presse concernant Anne et des présentations de sa vie dans des livres nous montre qu’Anne est de plus en plus d’actualité, 100 ans après.

Nous vous attendons le 20 janvier à la messe commémorant l’anniversaire du départ d’Anne avec les anges. Des précisions vous sont données dans cette Lettre.

Nous vous remercions tous, infiniment, de nous aider par vos dons ou votre proximité à poursuivre par tous les moyens nos actions dans le but de faire connaître Anne le plus possible et dans le monde entier.

Je vous souhaite un joyeux Noël et une belle et heureuse année 2024, sous la protection d'Anne de Guigné.

Sabine de Beaugrenier

Présidente de l'Association Les Amis d'Anne de Guigné

 

Messe anniversaire – 20 janvier 2024

La messe anniversaire aux intentions des amis d’Anne de Guigné et pour demander la grâce de sa béatification sera célébrée, en présence des enfants adorateurs de la paroisse, par le Père Emmanuel Wirth, vicaire à la paroisse Saint-Léon, le samedi 20 janvier 2024 à 10 h 30, à la chapelle de la Visitation, 11 place du Cardinal Amette Paris 15e, entrée à droite du Théâtre, 1er étage.

 

La joie qui dure

Lors du Colloque du centenaire de la mort d’Anne de Guigné, Mère Placide Devillers, abbesse bénédictine, a donné un beau témoignage sur sa dévotion pour Anne.

 

Lorsque Monsieur Paul de Guigné m’a demandé d’écrire « l’histoire et les raisons de mon attachement » à la Vénérable Anne de Guigné, j’ai aussitôt pensé que je devais refuser. Les faits me semblaient si loin… Qu’en était-il à présent de ma dévotion à Anne ? Et à quoi ce récit servirait-il ? Tout bien pesé, finalement m’est apparu le devoir d’accepter, afin d’honorer ma dette de reconnaissance envers Anne de Guigné.

Entrée au monastère à 18 ans, j’ai expérimenté que, sur la voie du salut, « les débuts sont toujours difficiles », ainsi que nous en avertit saint Benoît dès le Prologue de sa Règle. Il est difficile de quitter le monde, qui pour moi se concentrait dans mes parents et mes dix frères et sœurs, tendrement aimés. Plus difficile encore est de se quitter soi-même, chaque jour que Dieu fait, en renonçant à sa volonté propre pour embrasser les devoirs dictés par l’obéissance. J’en vins rapidement à être submergée par les défauts que la vie monastique, avec son redoutable silence, révélait en moi. Pourrais-je progresser suffisamment pour prononcer des vœux de religion ? Le découragement me guettait.

Deux ans après mon entrée, en 1986, nous lûmes au réfectoire Anne de Guigné, Documents authentiques, par les Abbés Wilher et Moullin. Cette lecture m’impressionna vivement. Les défauts de la petite Anne, c’étaient les miens ! Et cette enfant les avait vaincus ! Je n’avais qu’à l’imiter. J’ai commencé à prier Anne, demandant son aide dans les combats que me donnait l’obéissance. Le jour de ma profession temporaire, je lui confiai ma fidélité. Quelque temps après, je relus les Documents authentiques, copiant les passages qui me touchaient le plus. Ces pages de cahier, combien de fois les ai-je méditées ensuite ! Ce qu’avait fait Anne, je voulais m’en inspirer. Les photographies de mon héroïne m’enseignaient aussi : quel tempérament farouche à deux ans et demi ! Quelle beauté, rayonnante de bonté, sur ce visage d’à peine dix ans !

Voici certains des passages copiés dans les Documents authentiques. « Si tu veux me consoler, il faut être bonne », avait dit à son aînée Madame de Guigné pleurant la mort de son mari. Cette parole fut une lumière pour Anne. « Rien d’extraordinaire dans sa vie, si ce n’est sa persévérance à devenir bonne. Le secret de sa montée spirituelle : prière et volonté », note son institutrice, Mlle Basset. Prière et volonté : voilà un secret à notre portée ! Vouloir, et demander la grâce. Les deux sont essentiels, mais si souvent oubliés dans les pédagogies actuelles… Anne savait que « sans Jésus, nous ne pouvons rien faire de bien ». Partant de cette vérité, humblement, elle disait à ses frères et sœurs, lorsqu’elle les voyait près de se mettre en colère : C’est qu’il faut demander la grâce au Bon Dieu ; comment veux-tu être bon autrement ? »

La persévérance d’Anne fut un modèle pour moi. « Pour Anne, il s’agissait de regarder Jésus. Elle le connaissait, elle le savait bon, infiniment bon. Sa bonté la pénétrait et elle essayait, dans ses actes, autour d’elle, de la reproduire le plus parfaitement possible. Nous l’avons vue pour cela sans cesse lutter, se renoncer et ne jamais se décourager », témoigne encore Mlle Basset. C’est à son institutrice qu’Anne confia, deux mois avant sa mort : « On a bien des joies sur la terre, mais elles ne durent pas. Celle qui dure, c’est d’avoir fait un sacrifice. »

« On a bien des joies sur la terre, mais elles ne durent pas. Celle qui dure, c’est d’avoir fait un sacrifice. » Quelle sagesse, inspirée par le Saint-Esprit ! Quelle expérience, à dix ans ! Anne avait compris que l’amour pour Jésus réclame le sacrifice, qu’il s’en nourrit. Ses mortifications continuelles dans les petites choses sont extrêmement instructives pour nous. Nous comprenons, en la regardant agir, que si nous voulons constamment et joyeusement servir Dieu et le prochain, il nous faut manier activement le sécateur du sacrifice. Car, souvent, il faut choisir : Mon Dieu ou moi ? Mon frère ou moi ? Également instructif est l’épanouissement dans la joie que son renoncement universel a permis à Anne de connaître. « Elle était gaie comme un pinson, légère comme un papillon. » Nous aussi, nous pouvons expérimenter que « la joie qui dure, c’est d’avoir fait un sacrifice. » Puissions-nous l’éprouver chaque jour !

La bonté d’Anne s’inscrivait dans les moindres détails de la vie. Elle rayonnait. « Oh ! les détails de la vie ! Que celui qui sait les comprendre, les élever, leur faire leur place, est heureux ! Conserver son calme, sa dignité, sa gaieté même, dans les détails ennuyeux, fastidieux, les rattacher par la pensée aux grands devoirs de la vie. Oh ! c’est une vertu, voyez-vous, c’est pour moi la science du bonheur. Qui sait aimer dans les détails et non pas seulement d’une manière générale, qui sait se dévouer dans les détails, celui-là vraiment sait comprendre la vie. Le mot vie n’a qu’un synonyme, c’est le mot sacrifice 1. » Voilà, analysé par un grand chrétien, Ferdinand Hervé-Bazin, ce que la petite Anne de Guigné a mis en œuvre en quelques années d’intense amour.

Anne, mon amie depuis 35 ans déjà, voici qu’en vous rendant témoignage, j’ai ressaisi votre main : que je ne la lâche jamais plus ! Et vous, entraînez-moi ! Apprenez-moi, apprenez-nous à remplir notre vie de sacrifices, afin de grandir dans l’amour et dans la joie de Dieu.

Le Barroux, le 1er novembre 2021

Sœur Placide Devillers O. S. B.

Abbesse de Notre-Dame de l’Annonciation

 

1 Ferdinand-Jacques Hervé-Bazin, Lettre à sa fiancée, 1868

 

Deux livres

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Pour les 7-12 ans, un livre sur des enfants saints. 15 vies extraordinaires. Mame 96 p. Format 24 x 28 cm.

Découvrir, à travers un récit vivant, une BD, des anecdotes et informations historiques et une prière, la vie de ces 15 enfants, modèles de foi et de sainteté : sainte Blandine, saint Tarcisius, saint Louis de Gonzague, sainte Kateri Tekakwitha, saint Dominique Savio, bienheureux Pier Giorgio Frassati, saints Francisco et Jacinta Marto, vénérable Anne de Guigné, saint José Luis Sanchez del Rio, bienheureux Marcel Callo, vénérable Antonietta Meo, Claire de Castelbajac, bienheureuse Sandra Sabattini, bienheureuse Chiara Luce et bienheureux Carlo Acutis.

 

Pour tous, un petit livre pour prier le chapelet avec 35 saints. Salvator 126 p. Format 11 x 17 cm.

C'est en compagnie des saints qu'Anne-Lys Breurec propose de méditer le rosaire sur une semaine. Nous prions ainsi en communion avec trente-cinq saints, dont saint François d'Assise, sainte Bernadette Soubirous, la vénérable Anne de Guigné, mais aussi, plus près de nous, sainte Teresa de Calcutta ou le bienheureux Carlo Acutis, qui ont vécu certains de ces mystères de manière profonde et intense. En associant les saints à notre prière du chapelet, nous cheminons avec des amis fidèles et bienveillants, qui nous montrent le chemin du ciel.


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