Origine de la Cause

Le premier article sur Anne de Guigné fut écrit par le Père Bernadot o.p., peu après la mort de l’enfant le 14 janvier 1922. Il la tenait pour une vraie sainte et projetait d’écrire lui-même sa vie. Mais trop pris par ses activités, il en chargea l’un de ses amis, le Père Lajeunie. Cette brochure, lancée à dessein sans grande publicité, eut un succès surprenant. Elle dépassa cent mille exemplaires, et spontanément, elle fut traduite en italien, allemand, anglais, hollandais, norvégien, polonais, chinois, cinghalais.

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Dès lors, de très nombreuses lettres affluèrent qui témoignaient de la confiance profonde qu’avaient les catholiques en celle qu’ils appelaient leur « petite sainte » ; de nombreux pèlerins vinrent prier sur sa tombe à Annecy ou dans la chambre où elle mourût à Cannes.

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Devant ces manifestations spontanées, et après avoir reçu le signe du ciel qu’il demandait, l’évêque d’Annecy commença la procédure de canonisation, le 21 janvier 1932, en ouvrant le procès diocésain dans la Cause de Béatification d’Anne de Guigné et en instituant le Tribunal d’information. Mais le Postulateur désigné pour défendre la Cause allait vite se heurter à une difficulté majeure : l’Église n’avait jamais instruit une Cause d’enfant par la voie des vertus ; jusqu’alors seule la voie du martyre était reconnue. Les travaux théologiques entrepris à Rome sur cette question et mis en sommeil pendant la Deuxième Guerre mondiale furent achevés en 1981 sur des conclusions entièrement positives.

Dès lors, le cours du procès put reprendre normalement et le décret officialisant la reconnaissance de « l’héroïcité des vertus » d’Anne de Guigné fut promulgué le 3 mars 1990.

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