Quatrième objection

Ne peut-on craindre qu’après cinquante ans, les faits et les paroles – en vérité stupéfiants – que l’on attribue à cette petite fille, n’aient été enjolivés, déformés, exagérés ? Bref ! Avons-nous en mains le visage authentique d’Anne de Guigné, dans ce qu’on nous dit de sa vertu, de sa piété, de sa sainteté ?

 

Combien nous devons nous réjouir de posséder, sur Anne de Guigné, une documentation de première main, dont l’authenticité est indiscutable, à tel point que pas même un seul détail ne peut être considéré comme fantaisiste, ou enjolivé, ou exagéré.

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Nous possédons, en effet, trois catégories de témoignages absolument irrécusables :

1° Ceux de Madame de Guigné, sa mère, et ceux de Mademoiselle Basset, son institutrice, témoins immédiats et constants, et dont la probité, même subjective, est au-dessus de tout soupçon.

2° La double déposition de Mère Saint-Raymond, sa catéchiste, enregistrée et consignée « sous la foi du serment », par le Père Lajeunie.

3° En outre, nous avons d’une part, l’article de première heure rédigé en juin 1922, par le Père Bernadot, pour la Revue du Rosaire, article qui eut des échos dans le monde entier et qui fut au départ de tout le reste puisqu’on demandait partout plus de détails, articles et biographies ; d’autre part, les ouvrages remarquables écrits par le Père Lajeunie et par M.-D. Poinsenet, qui, tous deux, ont fait l’objet d’un contrôle minutieux par chacun des deux témoins immédiats, Madame de Guigné et Mademoiselle Basset.

Ajoutons à tout cela les articles rédigés par Mgr Hertzog, postulateur de la Cause, au procès diocésain, en vue de la béatification et de la canonisation de la Servante de Dieu, Anne de Guigné.

Ainsi, de façon providentielle, pourrait-on dire, les témoins immédiats de la vie d’Anne de Guigné, non seulement sont d’une valeur morale exceptionnelle, mais la réalité objective des faits qu’ils ont rapportés ou contrôlés est elle-même garantie du fait que tout ce que nous possédons a été rédigé immédiatement ou au plus tard quelques mois après la mort de la petite Servante de Dieu ; leur mémoire aussi bien que leur bonne foi n’a donc pas pu être trahie. Il nous serait facile de le confirmer par une foule de citations pour chacun des témoins ou biographes ; nous nous bornerons à quelques affirmations convaincantes :

– Madame de Guigné : « Le récit de la dernière maladie, fait par Madame de Guigné, de suite après la mort de sa petite fille, est certainement exact » (lettre de Mlle Basset, 14 novembre 1966).

– Mademoiselle Basset : « Six ans se sont écoulés depuis que la grâce m’a été donnée de connaître Anne de Guigné. Il ne m’est pas permis de garder pour moi seule ce que cette enfant m’a appris dans sa grande simplicité. […] Le charme de sa vertu peut être bienfaisant à ceux qui la connaîtront et me fait un devoir de dire, bien qu’imparfaitement sans doute, mais en toute simplicité et vérité, ce que fut sa vie si courte, mais si remplie… » (Ces premières lignes des Notes personnelles ont été écrites par Mlle Basset trois jours après la mort de Nénette). Les Notes se terminent ainsi : « Que mes humbles lignes soient témoignage de vérité, de reconnaissance. »

Quarante-cinq ans plus tard, Mlle Basset ne parle pas autrement : « … mes Notes, prises dès la mort de Nénette (peut-être même quelques-unes avant), étaient le résultat d’un sentiment intime et profond : devoir pour moi de ne pas laisser tomber dans l’oubli un si bel exemple, mais dans la vérité… Je n’ai fait que raconter ce que j’ai vu, poussée, cependant, dès que je connus Anne, à ne rien laisser perdre de ce que, quotidiennement, je voyais… (7 novembre 1966 et 4 juin 1967).

– Mère Saint-Raymond : « Si Mère Saint-Raymond était morte à cette date – celle du procès diocésain – nous possédons cependant, grâce au Père Lajeunie, une déposition d’une extrême importance, qu’elle avait faite, elle aussi, sous la foi du serment, le 20 octobre 1927 (M.-D. Poinsenet, p. 56). « Chaque parole, du reste, chaque détail de cette déposition répond exactement à tous les autres témoignages » (Père Lajeunie).

– Le R.P. Lajeunie : « C’est bien là le meilleur ouvrage, écrit dans une scrupuleuse vérité ; car je me souviens que le Père nous lisait son manuscrit. Nous l’avons, avec Madame de Guigné, arrêté chaque fois qu’un récit ne nous paraissait pas tout à fait exact ». (Mlle Basset 24 février 1966.)

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– M.-D. Poinsenet : Ici, c’est l’auteur qui, dans l’avant-propos de son ouvrage nous éclaire sur la valeur de sa documentation (p. 13). « Toutes et chacune des pages ont été revues et corrigées, s’il en était besoin, par les témoins autorisés que sont Madame de Guigné et Mlle Basset. »

Devons-nous conclure : Est-il possible de trouver plus abondante et plus sûre documentation ? Puisse-t-on ne jamais se permettre d’altérer le visage authentique et lumineux de la Servante de Dieu Anne de Guigné !

 

Troisième objection

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